À Dijon, voyager sans ticket c’est bien vu.

« Elles étaient trois copines et elles l’ont attrapé de justesse, ce tramway dans lequel j’étais en service. Visiblement sans ticket, sans validation… et sans problème – sauf pour l’une d’entre elle, visiblement mal à l’aise.

Amusé, j’interceptais leur conversation.

« Tu n’as pas un ticket pour moi ?

– Non, moi je voyage toujours sans.

– Mais tu es folle !

– C’est pour la planète. Pas de ticket, c’est moins de papier. Et c’est moins d’arbres – enfin je me comprends.

– Prends une carte Divia ! Pas de ticket…

– Je n’aime pas ma photo. On n’a jamais la tête qu’il faut, sur les photos des cartes.

– Tu veux dire que tu ne prends JAMAIS de ticket ? Et tu ne t’es jamais faite prendre la main dans le sac ?

– Si. Pour chercher ma CB.

– Pour payer l’amende…

– Mais non t’es bête : pour valider mon titre de transport ! Quand je prends le Tram, maintenant je paie avec ma CB. Tu devrais faire pareil.

– Ben… je ne savais pas. Et c’est le prix normal ?

– Mieux : avec ta CB, au bout du 3e trajet dans la même journée, ça passe automatiquement en mode forfait journée, à peine plus de 4€ pour voyager en illimité toute la journée. Carrément pratique pour les Soldes en mode commando sur toute la ville.

– OK, je valide ! Je la passe juste comme ça ?

– Attends, il faut te créer un compte d’abord, c’est hyper rapide… Tu tapes #SansTicketSansContact sur ton téléphone… et voilà. »

Bien sûr, je ne suis pas intervenue, trop heureuse d’avoir surpris cette conversation de jeunes bien dans leur époque. Je me suis dit que ça devait être ça, le progrès : donner les moyens à tous les voyageurs de partager la mobilité, la confiance plutôt que la défiance, offrir toujours plus de moyens de se déplacer pour répondre à chaque mode de vie. More ways, more life… Il nous va bien, notre slogan !

Agent de contrôle Divia à Dijon (France)

Open-Payment : une solution pratique ET avantageuse pour le citoyen

S’il y a une chose que l’on a souvent sur soi, c’est sa carte bancaire… l’open-payment permet donc à la très grande majorité des citoyens de sauter dans un tramway sans se préoccuper du ticket, supprimant ainsi une étape du parcours client, ce qui est un avantage énorme par rapport à l’usage que l’on souhaite de la mobilité du quotidien : être adapté aux besoins de chacun, gagner en rapidité, efficacité du temps de transport, simplicité de passage d’un mode à l’autre, etc. On connaît évidemment les solutions de paiement sans contact disponibles sur smartphone, mais toutes les banques ne sont pas partenaires, il faut une application.

Le système développé par Divia Mobilités à Dijon comptabilise chaque jour le nombre de trajets effectués avec la carte bancaire et applique le tarif le plus avantageux : minimum le prix d’un voyage (1,4€), maximum le prix d’un forfait 24h (équivalent à 3 tickets). À tout moment, le passager peut suivre sa consommation sur un portail dédié.

Une première en France, qui a beaucoup fait parler d’elle !

Comme toutes les idées simples et pleines de bon sens (« pourquoi on ne l’a pas fait avant »), le lancement a marqué les esprits

« Cette reconnaissance était tellement mérité pour les équipes qui ont travaillé d’arrache-pied pour y arriver ! » dit Laurent Verschelde, directeur Keolis Dijon Mobilités.

C’est dans le cadre de son vaste programme de transformation des usages de la ville, pour devenir une smart city, que la métropole de Dijon a choisi de devenir pionnière dans le développement des mobilités partagées plus accessible et d’améliorer ainsi l’expérience de la ville.

Le projet a été monté en collaboration avec Visa, Worldline et Natixis. Ca a été très intense, mais heureusement très ouvert,

« c’est une question de personnes, d’entrepreneurs, de gens qui se sont investis dans l’innovation. Tout le monde avait envie de réussir, d’être les premiers en France » dit Laurent Verschelde. « La confiance les uns envers les autres, dans l’idée et dans le projet, a permis de maintenir le cap même dans les moments de doutes ou de difficultés. Nous n’avions pas vraiment d’exemple, de point de référence, il a donc fallu inventer énormément… et se mettre à la place du passager (Thinking like a passenger) pour imaginer une expérience fluide, rassurante. Mais globalement, pas de gros problème technique, c’est vraiment rare sur un projet de cette envergure et de ce niveau de criticité »
 

Suivant