La mobilité de demain selon Keolis

Jean-Pierre Farandou : « Cet Observatoire va nous permettre de proposer les services de mobilité de demain »
Jean-Pierre Farandou, Président de Keolis, explique comment le partenariat avec Netexplo, va permettre au Groupe de franchir une étape supplémentaire dans l’écoute des voyageurs et la compréhension de leurs besoins en matière de transport public.

Chez Keolis, nous étudions depuis longtemps les comportements des usagers afin de comprendre leurs besoins et leurs attentes.

 

Jean-Pierre Farandou, Président du Groupe Keolis - lors de la présentation de l'Observatoire des mobilités digitales Keolis – Netexplo.le 12 Janvier 2016

Pourquoi Keolis s’est-il associé avec Nexteplo pour lancer cet Observatoire des mobilités digitales ?

J-P. Farandou : Le partenariat noué avec Netexplo sur l’Observatoire de la digi’mobilité s’inscrit parfaitement dans notre stratégie digitale. Il va nous permettre de mieux comprendre l’usage des technologies digitales liées à la mobilité. La plupart de nos passagers utilisent désormais des applications digitales dans le cadre de leurs déplacements en transport en commun. Il était donc essentiel de nous appuyer sur un réseau d’experts comme Netexplo, dont la vocation est d’observer ce qui se passe dans ce domaine partout dans le monde et d’anticiper sur ces nouveaux usages digitaux. Chez Keolis, nous étudions depuis longtemps les comportements des voyageurs afin de comprendre leurs besoins et leurs attentes. C’est dans notre ADN. En nous associant avec Netexplo, nous avons franchi une étape supplémentaire dans l’écoute de nos usagers et la compréhension de leurs besoins et leurs nouvelles mobilités.

 

Quel est l’objectif de cet Observatoire des mobilités digitales ?

J-P. Farandou : La finalité de ce partenariat est de nous permettre de concevoir de nouveaux services, de nouvelles solutions pour la mobilité qui seront proposés aux Autorités Organisatrices des réseaux de transport public. Ce sont en effet les élus locaux qui choisissent la nature des réseaux et des services proposés aux citoyens. A ce titre, nous partageons avec Nexteplo la même conception d’une Smart City (ville intelligente), c’est-à-dire d’une ville intelligente au service des citoyens qui y vivent. D’où l’importance, encore une fois, de mettre le citoyen au cœur des réflexions pour construire une nouvelle offre de services destinés à la mobilité et aux nouvelles mobilités et garder notre longueur d’avance ».

Un lieu d’observation indispensable parce que le digital change notre façon de vivre.

 

Thierry Happe, cofondateur et Président de Netexplo

Pourquoi un spécialiste du numérique comme Netexplo s’est-il associé à un acteur du transport de voyageurs autour d’un Observatoire des mobilités digitales ?

T. Happe : « La complémentarité entre Keolis et Netexplo a du sens parce que la mobilité connectée est l’un des grands axes de développement des technologies digitales, qui constituent notre champ d’observation depuis neuf ans. Keolis possède une longue expérience en matière d’études sur les comportements des citoyens, auxquelles nous pouvons donner un réel prolongement dans le domaine du digital. Il est en effet très important de comprendre ce qui est en train de se passer. Le digital change notre façon de communiquer, de nous comporter, de vivre et de nous déplacer. C’est un phénomène culturel qui dépasse largement l’aspect technologique.

 

A la lumière de vos études, pouvez-vous dire à quoi vont ressembler les Smart Cities, les villes intelligentes, notamment en matière de mobilité ?

T. Happe : ​L’un de nos experts, Francis Pisani, a publié un ouvrage (Voyages dans les villes intelligentes, entre Datapolis et Participolis) à partir d’une enquête réalisée dans 45 villes et dans une trentaine de pays. Elle montre qu’il existe deux conceptions de la ville intelligente, la Smart City. L’une est descendante (top-down) : ce sont les acteurs gouvernementaux ou locaux qui imposent leur vision de la ville aux citoyens. L’autre, celle que nous partageons avec Keolis, consiste à fournir aux citoyens les outils et les services dont ils ont besoin, par exemple dans le domaine de la mobilité, en observant leurs comportements. Si on place les voyageurs au cœur de cette stratégie, le résultat sera beaucoup plus riche pour la vie en communauté.